lundi 17 décembre 2012

Une personne encore en observation et deux prévenus entendus

Les victimes d'une intoxication au monoxyde de carbone lors d'une soirée privée samedi à Lausanne ont toutes pu sortir de l'hôpital, à l'exception d'une personne encore en observation. Deux hommes ont été prévenus de lésions corporelles graves par négligence. Pour l'instant, l'hypothèse privilégiée est celle de l'utilisation d'un barbecue à gaz dans un local pas adapté et pas suffisamment, voire pas du tout ventilé, a déclaré lundi à l'ats Bernard Dénéréaz, procureur en charge de l'affaire. «On est passé très, très près de la catastrophe», a-t-il ajouté.

Le monoxyde de carbone est totalement inodore, on s'endort et puis la mort survient. Les participants l'on respiré sans s'en rendre compte jusqu'à ce qu'ils s'évanouissent ou vomissent, a expliqué le procureur. Si personne n'avait réagi, les gens se seraient progressivement endormis, puis seraient décédés.

Anniversaire

L'enquête devra notamment déterminer si les prévenus avaient le droit d'utiliser ces locaux destinés à entretenir du matériel pour une soirée privée de cette ampleur, a souligné Bertrand Dénéraz. Pour répondre à ces questions, la justice va notamment se tourner vers la police du commerce.

La soirée a été organisée dans le sous-sol d'un bâtiment du Flon afin de fêter l'anniversaire de deux personnes, dont celui de l'un des prévenus. Agé d'une trentaine d'années, il est également l'un des dirigeants d'une société installée dans le bâtiment, a précisé le procureur. Le deuxième n'a à priori pas de lien avec cette entreprise. Les deux hommes n'ont pas été incarcérés.

Caisson à Genève

Sur la centaine de convives présents à la soirée, une soixantaine ont été intoxiquées au monoxyde de carbone par un barbecue, dont 32 se sont rendus à l'hôpital. Dimanche en fin d'après-midi, dix personnes étaient toujours hospitalisées.

Huit d'entre elles ont été transférées aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) qui disposent d'un caisson hyperbare, une chambre sous pression qui permet de favoriser l'apport d'oxygène en éliminant le monoxyde de carbone, a indiqué à l'ats Michel Gandillon, officier de presse au Service de protection et sauvetage. Une seule se trouve encore en observation aux HUG. (ats/Newsnet)

Créé: 17.12.2012, 17h48

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