Ce projet détériore et édulcore la loi sur le travail et représente une brèche menaçant l'ensemble du commerce de détail. En outre, il sape des libertés sociales importantes, estiment les référendaires, qui ont jusqu'au 7 avril pour récolter les 50'000 signatures nécessaires.
Si cette révision aboutissait, elle aurait des retombées allant «bien au-delà des shops des stations-service», redoute Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia et vice-présidente de l'Union syndicale suisse (USS), citée dans un communiqué.
«Cela aboutirait inéluctablement à la généralisation de la journée de travail de 24 heures, dans le commerce de détail et dans d'autres branche d'activité», estime-t-elle. Bref, cela mettrait «sens dessus dessous» la branche du commerce de détail.
Elle rappelle qu'une série d'interventions parlementaires seront traitées prochainement. Selon Vania Alleva, elles font partie d'une stratégie aux conséquences désastreuses pour le personnel de vente qui pâtit déjà de salaires bas, d'horaires de travail morcelés et du travail sur appel.
L'Alliance pour le dimanche rassemble une vingtaine d'organisations. Ce sont notamment le PS, les Verts, les syndicats Unia, Syna, syndicom, Travail.Suisse, l'USS et la Société suisse de médecine du travail. (ats/Newsnet)
Créé: 08.01.2013, 10h19
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