lundi 21 janvier 2013

La politique familiale en question, pour combiner travail et famille

21.01.2013 18:39 L'augmentation des structures d'accueil extrafamilial est l'une des mesures évoquées dans la réforme de la politique familiale. [Gaetan Bally - Keystone]L'augmentation des structures d'accueil extrafamilial est l'une des mesures évoquées dans la réforme de la politique familiale. [Gaetan Bally - Keystone]
Les Suisses se prononceront le 3 mars prochain sur un amendement à la Constitution pour améliorer les conditions de vie des parents souhaitant combiner travail et famille.

Soutenir toutes les mesures pour aider les parents à concilier vie professionnelle et familiale, c'est l'objectif de l'amendement à la Constitution fédérale sur lequel les Suisses doivent se prononcer le 3 mars prochain.

L'article prévoit que la Confédération et les cantons soutiennent les personnes ayant des enfants et s'emploient à compenser les charges supplémentaires qu'elles assument par rapport aux personnes seules et aux couples mariés sans enfant. Il est notamment question d'alléger, sans réduire les prestations, les impôts des personnes ayant des enfants, ainsi que les charges qu'elles assument au titre des assurances sociales ne reposant pas sur le principe de la capitalisation.

Les mesures évoquées concernent l'assurance maternité, les allocations familiales, les bourses d'études, les déductions fiscales ou les structures d'accueil extrafamilial pour les enfants.

Besoins des familles

L'initiative parlementaire et soutenue par les socialistes, les Verts et le PDC, qui estiment que la réforme profiterait tant à la société qu'au financement de la sécurité sociale. A l'inverse, l’Union démocratique du centre (UDC) et, initialement, le Parti libéral-radical (PLR) ont riposté que le projet mènerait à une intervention excessive de l'Etat dans le domaine familial, tout en occasionnant des dépenses supplémentaires et en sapant le système fédéraliste, qui laisse une grande autonomie aux autorités cantonales et locales.

Selon le Département de l'Intérieur, l'économie suisse profiterait du fait que les femmes continuent à travailler après l'accouchement tout en réglant le problème de main d'oeuvre et de pauvreté des familles.

A l'opposé, le patronat craint que cet amendement engendre de nouvelles dépenses et ajoute un fardeau à la politique sociale, estimant à environ trois milliards de francs les surcoûts potentiels.

Victorien Kissling



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