mardi 8 janvier 2013

Le forcené de Bienne souffre de troubles délirants, selon les experts

08.01.2013 12:59 Peter-Hans Kneubuehl accompagné de deux policiers devant la salle du tribunal d'arrondissement de Biel Bienne. [Sandro Campardo - Keystone]Peter-Hans Kneubuehl accompagné de deux policiers devant la salle du tribunal d'arrondissement de Biel Bienne. [Sandro Campardo - Keystone]
Peter Hans Kneubühl doit être considéré comme irresponsable, selon la directrice du service de psychiatrie de l'Université de Berne. Il est victime, selon elle, de troubles délirants, a-t-elle déclaré mardi au 2e jour du procès du forcené de Bienne.

La deuxième journée du procès du forcené de Bienne a été consacrée à mieux cerner l'état mental du retraité. Pour la psychiatre, Peter Hans Kneubühl ne souffre pas de schizophrénie mais est victime de troubles délirants. Il doit être considéré donc comme irresponsable.

Le presque septuagénaire n'arrive pas à sortir de la logique qui est la sienne et est enfermé dans ses certitudes, selon les conclusions de l'expertise présentée mardi par la psychiatre Annelise Ermer.

La directrice du service de psychiatrie à l'Université de Berne a dressé le portrait d'un homme qui s'est éloigné dès les années 90 d'une vie normale. Selon l'experte, ce trouble qui touche Peter Hans Kneubühl est caractérisé, selon la classification de l'OMS, par la survenue d'une idée délirante unique ou d'un ensemble d'idées délirantes apparentées, habituellement persistantes, parfois durant toute la vie. Le retraité n'est toutefois pas victime d'hallucinations.

L'ancienne maison de Peter Han Kneubühl, à Bienne. [Lukas Lehmann / Keystone] L'ancienne maison de Peter Han Kneubühl, à Bienne. [Lukas Lehmann / Keystone]

Le 8 septembre 2010, cet homme alors âgé de 67 ans avait pris en compte sa propre mort pour s'opposer à la vente forcée de sa maison. Il s'était préparé à être abattu par la police, accusée de vouloir l'éliminer. Pour l'experte, sa résistance armée contre la vente forcée de sa maison est liée à ses problèmes psychiques.

Lundi, au premier jour de son procès,  Peter Hans Kneubüh s'est présenté comme une victime d'un Etat policier qui n'a cessé selon lui de le harceler. Dans un discours parfois décousu mais aussi combatif, il a dénoncé tour à tour la justice, la police et les autorités, accusées d'opprimer le peuple. Jamais il n'a mis en doute le bien-fondé de ses actes.

ats/nr



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