mardi 22 janvier 2013

Les CFF veulent réunir minibar et service d'information

Entre Saint-Gall et Coire, les CFF testent l'introduction d'un service à bord via du personnel qui fournirait boissons, nourriture, mais aussi informations aux passagers. Un projet pilote qui pourrait se développer. Une personne qui jongle entre cocas et sandwichs tout en répondant amicalement aux questions des voyageurs. Voilà le type de travailleur multifonctions que recherchent les CFF pour la ligne entre Saint-Gall et Coire. Cette personne au service des passagers vise à pallier la perte des agents de trains (personne accompagnant le conducteur dans les trains régionaux).

«Avant l’introduction des nouveaux trains, nous avions besoin de personnel sur cette ligne, notamment pour contrôler la fermeture des portes. Aujourd’hui, nous disposons de trains modernes et ces tâches ont disparu. Il n’y a donc plus besoin de personnel accompagnant dans ces trains, comme c’est d’ailleurs le cas depuis plusieurs années pour tous les trains régionaux de Suisse», argumente Daniele Pallecchi, porte-parole des CFF.

Mais pour maintenir tout de même une présence, les CFF ont décidé de mettre sur pied dès juin 2013, ce projet pilote de service de bord, comme l'a révélé lundi l'Agence télégraphique suisse (ATS).

L'entreprise qui assurera ce service sera chargée de renseigner les voyageurs et de leur vendre boissons et petite restauration. Elle n'aura pas pour tâche de contrôler les billets, puisque des contrôles inopinés auront toujours lieu, comme il est d'usage de le faire dans tous les trains régionaux, remarque Daniele Pallecchi.

Vers des économies?

Ce projet pilote, mené en partenariat avec Saint-Gall et les Grisons, cantons responsables du trafic ferroviaire régional en l'occurrence, se déroulera sur une année. Ensuite, «si c'est un succès, il pourrait être introduit dans d'autres cantons», note Daniele Pallecchi. Si tel est le cas, la question risque de susciter la polémique. Car remplacer les agents de train spécialement formés par du personnel lambda, n'est pas sans conséquence.

«Les cantons n'acceptent pas la situation complète de non accompagnement. Alors les CFF cherchent à placer des gens moins chers et moins bien formés», réagit Peter Moor, porte parole du Syndicat du personnel des transports (SEV). Les CFF penseraient-ils à effectuer des économies? «Il s'agit d'un nouveau service. Aucun collaborateur CFF ne perdra son poste», souligne Daniele Pallecchi.

Mais les CFF affirment qu'actuellement le financement des coûts de ce projet pilote est encore à débattre avec les intéressés. Et avouent que si cet essai s'avère concluant, les prestataires devront «s'autofinancer». Ils ne seront payés ni par les cantons, ni par les CFF.

De quoi interpeller le porte-parole du SEV, même s'il ne se montre pas surpris. «Il faut d'abord voir si des personnes se présentent pour ce poste, mais ensuite il est sûr qu'il conviendrait d'observer ce qui se fait et cas échéant, de revenir sur le sujet», conclut Peter Moor. (Newsnet)

Créé: 22.01.2013, 16h57

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