La réunion, à l'invitation de la Suisse, regroupe quelque 200 participants de 70 pays, et a pour but de préparer l'agenda post-2015 des Objectifs du Millénaire de l'ONU. Elle sera suivie d'une seconde conférence à La Haye le 22 mars.
Enormes défis
La Suisse joue un rôle de facilitateur, aux côtés des Pays-Bas, du Libéria et de la Jordanie, avec l'UNICEF, la CEE-ONU et UNWATER, a expliqué à la presse François Münger, chef du programme global eau de la DDC.
«La crise de l'eau est en marche et comporte d'énormes défis sociaux, économiques et environnementaux», a averti M. Dahinden, en exprimant sa conviction que l'eau doit jouer un rôle central dans l'agenda post-2015 de l'ONU.
«La Suisse s'engage pour des objectifs clairs», a-t-il déclaré. Les ressources en eau sont cruciales à la fois pour un développement durable, la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la production de l'énergie, selon le directeur de la DDC.
Trois directions
François Münger a indiqué qu'il faut agir dans trois directions: l'accès à l'eau potable pour résoudre «le scandale» du milliard d'êtres humains qui en sont encore privés; la gestion des ressources, notamment dans l'agriculture (70% de la consommation) et le traitement des eaux usées (seulement 20% des pays traitent leurs eaux usées).
Il faut investir en priorité dans les infrastructures, a-t-il indiqué, pour réduire les fuites et les gaspillages aussi bien dans les systèmes d'irrigation que dans les villes.
La population humaine a triplé au XXe siècle et la consommation de l'eau douce a été multipliée par six. Des géants comme la Chine et l'Inde se retrouveront en 2025 en situation de stress hydrique, a fait remarquer François Münger.
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