Lors de cette réunion, la Suisse a aussi proposé son soutien au gouvernement yéménite, notamment s'il désire bénéficier de son expérience en matière de structures fédéralistes lors du processus de réconciliation.
En effet, «une réconciliation durable ne sera possible que si des mesures sont prises pour soigner les vieilles blessures, mener une discussion sur les abus commis et poursuivre pénalement les responsables», a déclaré Didier Burkhalter, cité par le communiqué.
Vingt millions de francs
Le conseiller fédéral a par ailleurs rappelé qu'entre 2012 et 2014, la Suisse a consacré vingt millions de francs à la stabilité politique et à l'amélioration de la situation humanitaire au Yémen.
Et en 2011, Berne a ouvert à Saana, la capitale, un bureau de programme de la Direction du développement et de la coopération (DDC) dans le but de coordonner au mieux l'engagement suisse ciblé sur les centaines de milliers de déplacés internes, de réfugiés et de travailleurs migrants.
Situé au sud de la péninsule arabique, le Yémen est l'un des pays les plus pauvres de la région. Plus de la moitié de sa population - soit 13 millions sur 24 - est touchée par la crise humanitaire. En raison des conflits qui font rage à l'intérieur du pays, celui-ci compte 400'000 déplacés internes, auxquels s'ajoutent 250'000 réfugiés, somaliens pour la plupart.
Un chiffre auquel s'ajoutent les 100'000 migrants vulnérables qui transitent chaque année par le Yémen.
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