samedi 16 mars 2013

Le CF montré du doigt par des parlementaires

Des parlementaires critiquent l'action du gouvernement durant la crise à la Banque nationale suisse. Le «groupe de travail BNS», des commissions de gestion du parlement, attaque l'exécutif. Le conseiller aux Etats Paul Niederberger (PDC/NW), président de la commission de gestion du Conseil des Etats, a confirmé samedi à l'ats les informations publiées vendredi dans «Le Temps» et samedi dans la «NZZ» et la «Berner Zeitung». Le «groupe de travail de la BNS» estime que le Conseil fédéral n'aurait pas dû interpeller Philipp Hildebrand les 15 et 23 décembre 2011 après que Christoph Blocher eut accusé ce dernier de délit d'initiés.

Les parlementaires considèrent que le Conseil de la banque, organe de surveillance de la BNS, était l'instance appropriée pour examiner les reproches de Christoph Blocher contre Philipp Hildebrand. Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération au moment de l'affaire, citée dans «Le Temps», «préfère réserver ses commentaires après avoir lu le rapport des commissions», a-t-elle indiqué samedi à l'ats.

Réaction attendue du Conseil fédéral

«Les commissions ont fini leur travail vendredi, a poursuivi Thomas Abegglen de la Chacellerie fédérale. Le Conseil fédéral n'a ainsi pas encore reçu le rapport final et ne se prononce donc pas à ce stade». Avant de poursuivre: «Nous ne commentons ni les rumeurs, ni les indiscrétions».

Deuxième reproche du «groupe de travail», le Conseil fédéral n'aurait pas dû confier la gestion de l'affaire à une délégation de trois conseillères fédérales: Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération, Eveline Widmer-Schlumpf, ministre des finances et Simonetta Sommaruga, ministre de la justice. «Cette délégation n'aurait pas eu de compétence légale pour cela», estime le groupe.

Lundi, les commissions de gestion des Chambres fédérales rendront leur rapport public à Berne devant la presse. Les commissions veulent également déposer une plainte pour violation du secret de fonction contre les parlementaires à l'origine de la fuite ainsi qu'une autre contre le journaliste du «Temps», a encore indiqué à l'ats Paul Niederberger.

Philipp Hildebrand a annoncé sa démission le 9 janvier 2012 du poste de président de la BNS. Il est tombé pour un achat de devises controversé quelques semaines avant son arrimage du franc suisse à l'euro. L'opération, demandée par sa femme à leur conseiller de la banque Sarasin, avait permis au couple de réaliser une plus-value substantielle.

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