Erwin Kessler avait affirmé que le fait de défendre de telles positions offensait les personnes qui avaient eu le courage de s'opposer à Hitler et au régime nazi en commettant des attentats.
La Cour suprême du canton de Zurich avait condamné Erwin Kessler pour calomnie à 60 jours-amende à 130 francs. Selon la justice zurichoise, le militant avait franchi la ligne rouge en opérant un rapprochement entre Novartis et le régime nazi, de même qu'entre Vasella et Hitler.
En dernière instance, le TF annule le verdict. Il relève que les attaques visaient plutôt le professeur auteur du livre et qu'il fallait les comprendre dans un sens rhétorique.
Dans une autre décision connexe, le TF déboute Novartis et Daniel Vassela. Ceux-ci avaient recouru contre la décision de la justice zurichoise de ne pas condamner Erwin Kessler en raison de l'expression «crimes de masse».
Selon le TF, la Cour suprême a eu raison de considérer qu'Erwin Kessler avait utilisé cette expression non pas dans un sens juridique mais dans son acception éthique et morale. Il rappelle que la nécessité de l'expérimentation animale et les conditions dans lesquelles elle est menée prêtent à controverse.(arrêt 6B_412/2012 du 25 avril 2013)
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