Certains agitaient des drapeaux républicains et d'autres portaient le t-shirt vert symbolisant les mobilisations dans le secteur de l'éducation, durement frappé, comme la santé, par les coupes budgétaires. Des manifestations avaient été convoquées dans une trentaine de villes, dont Barcelone, en Catalogne.
Le mouvement, spontané et apolitique, témoignant du ras-le-bol face au chômage, à la corruption et aux excès du libéralisme, avait il y a deux ans surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque là peu exprimé.
Les indignés ont perdu en visibilité
Depuis, le chômage a encore augmenté en Espagne, jusqu'au taux record de 27,16%. Il frappe désormais 6,2 millions de personne dans ce pays de 45 millions d'habitants. A coup de coupes budgétaires et de hausses d'impôts, le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir fin 2011, espère récupérer 150 milliards d'euros d'ici 2014 afin de réduire son déficit public.
Malgré le malaise social, les indignés, qui répondent à une structure horizontale et refusent de se constituer en parti, ont largement perdu en visibilité, ne parvenant pas à convoquer les foules de leurs premiers mois d'existence.
Le mouvement «n'est plus le même qu'avant mais il a changé de forme», affirmait à Madrid Irene de la Torre, une enseignante au chômage âgée de 26 ans. «Les forces se sont reportées ailleurs», ajoutait-elle, notamment vers les «assemblées de quartiers» et les organisations luttant contre les expulsions de propriétaires surendettés.
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