Le gouvernement bernois relève que cela dépasserait les limites de l'engagement «admissible» des pouvoirs publics dans une campagne de votation. Il tient à ce que la solution de la Question jurassienne soit le résultat d'une procédure démocratique. Il ne financera donc pas d'actions menées par les comités en faveur du maintien du Jura bernois dans le canton de Berne.
L'exécutif a fait cette mise au point vendredi dans ses réponses à une série d'interventions parlementaires déposées par des opposants comme par des partisans d'un nouveau canton. C'est le 24 novembre que les citoyens des deux régions se prononceront sur la mise en place d'une constituante chargée de dessiner un projet de canton.
Engagement jurassien
Berne attend de son homologue jurassien qu'il agisse aussi dans une totale transparence. Il a souligné que l'engagement des autorités cantonales ou communales du Jura, ainsi que l'utilisation de fonds publics étaient proscrits. Le résultat de la votation serait sinon juridiquement attaquable.
L'exécutif bernois l'a répété vendredi, il jugerait «inacceptable» que les autorités du Jura engagent des fonds publics pour financer la campagne tant dans le Jura que dans le Jura bernois. Il ne peut cependant pas empêcher qu'une campagne en faveur du oui soit menée dans le Jura bernois par des mouvements implantés dans le Jura.
Début de polémique
Une ligne suivie par le Jura. Le Gouvernement jurassien a souligné à plusieurs reprises qu'il n'investira pas d'argent public dans des actions de propagande. Il avait qualifié au début du mois de mars de fantaisistes les affirmations selon lesquelles il disposerait d'un budget de campagne entre un et deux millions de francs.
Dans sa réponse aux interpellations parlementaires, le gouvernement bernois écrit qu'il a la conviction que le maintien du Jura bernois dans le canton de Berne est dans l'intérêt de la région elle-même, dans celui de la Suisse romande et de la Suisse toute entière.
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