Les Suisses se rendent aux urnes dimanche pour décider s'ils veulent élire eux-mêmes le Conseil fédéral et pour accepter ou non les nouvelles règles en matière d'asile.
Deux objets sont soumis au vote des Suisses dimanche. Les citoyens ont la possibilité de réformer en profondeur le Conseil fédéral en adoptant l'initiative populaire de l'UDC exigeant son élection par le peuple.
Lancée peu après l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral, l'initiative de l'UDC prévoit une élection du gouvernement tous les quatre ans au système majoritaire à deux tours, à la même date que le renouvellement du Conseil national.
Combattue au sein même de l'UDC, l'initiative est rejetée par tous les autres partis. Selon les sondages SSR, deux tiers des Suisses devraient refuser le texte.
La révision de la loi sur l'asile est déjà en vigueur depuis septembre 2012. [Peter Schneider - Keystone] Révision de la loi sur l'asile
Pour la quatrième fois en l'espace de vingt ans, la thématique de l'asile est soumise à une votation fédérale, après le référendum lancé contre les modifications de la loi sur l'asile introduites en urgence fin septembre.
Dans le but de simplifier le processus d'asile, la Confédération se retrouvera avec des compétences élargies. Les autorités fédérales peuvent désormais ouvrir plus rapidement des nouveaux centres d'hébergement. Les désertions et les refus de servir ne sont par ailleurs plus reconnus comme des motifs d'asile et il n'est plus possible de déposer une requête dans une ambassade.
Comme souvent sur cet objet, la droite et le centre estiment que ce nouveau tour de vis devrait permettre de lutter contre les abus et la criminalité des requérants, une position appuyée par le Conseil fédéral et le Parlement. Pour la gauche, qui s'oppose en cela à sa ministre Simonetta Sommaruga, c'est la tradition humanitaire de la Suisse qui est en jeu.
vkiss
0 comments:
Enregistrer un commentaire