«L'approbation de ces initiatives permettrait une intervention nuisible de l'Etat dans la liberté des entreprises», a-t-il mis en garde jeudi, à l'occasion de la 7e journée de l'industrie organisée pour la première fois à Fribourg.
La voie vers la compétitivité exige une capacité d'investissement permanente, ce qui implique aussi que les salaires ne doivent pas dépasser un niveau raisonnable, a fait valoir le président de la faîtière de l'industrie des machines et des équipements électriques et des métaux (MEM).
Par ailleurs, une entreprise en difficulté doit «impérativement» pouvoir réduire ses coûts. Et pour maintenir les emplois dans ses plans d'économies, elle doit pouvoir exercer sa marge de manoeuvre sur les salaires, qui représentent souvent plus de 50% de l'ensemble des coûts et sont en Suisse parmi les plus élevés du monde, a noté M. Hess.
Pour un équilibre entre ces trois éléments - emploi, marges et salaires - il faut un marché du travail libéralisé et des conditions cadres favorisant la liberté d'action des entreprises, a-t-il poursuivi. Ces trois facteurs sont mis en danger par les deux initiatives sur les rémunérations, selon lui.
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