Suppression demandée
La commune de Blauen a voulu supprimer cette prime de 1 franc offerte pour chaque queue de souris rapportée. Entre l'hiver 2002 et aujourd'hui, 5247 appendices caudaux ont été remis à la commune, soit environ 440 pièces par année et donc autant d'argent. Rien que ce printemps, un habitant en a apporté près de 700. Par le passé, des paysans se sont fait de petits sous avec cette pratique. Aujourd'hui, il n'en reste que 9 sur la commune et le 99% des prises le sont par les membres d'une seule et même famille. Ils ont un jardin et des arbres fruitiers et font la chasse aux souris
Les habitant la maintiennent
Mercredi dernier, les citoyens de Blauen n'ont pas voulu faire passer à la trappe cette coutume presque séculaire. Ils ont refusé sa suppression. «De nombreux habitants se sont remémorés leur jeunesse et ont estimé que la prime à la queue appartenait à la mémoire de la commune», poursuit Dieter Wissler dans la «Basler Zeitung».
De l'argent de poche pour les jeunes
A Langenbruck, toujours dans le canton de Bâle-campagne, la prime a été réintroduite en 2007 à cause d'une recrudescence de ravageurs. Autre raison: cela fait des petits sous pour les adolescents. Depuis, ce sont un milliers de queues qui sont récoltées. En attendant, à La Sagne (NE), cette pratique rapporte encore de l'argent aux jeunes. L'Impartial relate qu'en 2011, quatre d'entre-eux ont constitué un petit pécule en attrapant des campagnols payées 30 centimes la queue.
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