La Bernoise a de l’expérience. Avec Peter Imgrüt, son mari, elle dirigeait déjà un centre d’incinération destiné à des animaux nettement plus petits. «Ceux qui viennent de perdre un compagnon qui leur est cher sont accueillis dans des salons très discrets qui leur permettent de se recueillir.»
Quant à la bête, son corps est amené par un transport spécial jusque dans une grande halle où il sera pendu par les pattes à une grue sur des rails fixés au plafond. «Nous attachons aussi la tête de telle façon qu’elle ne pende pas.» Une fois déposé sur une plaque, le cheval est glissé, couché à l’intérieur du dispositif. «Le four atteindra lentement les 800 à 850°. La crémation dure environ huit heures.» Les restes, des fragments d’os blanchis, sont ensuite moulus avant d’être déposés dans une caisse. «D’un cheval de 650 kg, il va rester 26 kg de cendre.» Une masse pareille n’est pas adaptée aux urnes funéraires actuelles. «Nous ne savons pas encore ce que les propriétaires vont faire avec les cendres. Comme elles contiennent du calcium, nous pensons que les éparpiller dans la nature, cela a un sens.»
Deux à trois chevaux par semaine
Selon les responsables du crématoire, l’incinération d’un cheval coûte 2500 fr. Pour le transport, il faut encore compter une somme forfaitaire de 200 fr. et ajouter 2 francs par kilomètre. «Il existe un autre crématoire en Europe destiné aux chevaux: il est situé à Amsterdam et prend en charge des bêtes venues de différents pays.» Les responsables du crématoire de Kirchberg entendent bien se positionner sur ce créneau. Si tout se passe comme prévu, d’ici quelques années, ils pourront incinérer deux à trois chevaux par semaine. (Le Matin)
Créé: 08.06.2013, 09h13
0 comments:
Enregistrer un commentaire