«L'Illustré» s'est procuré le «journal» du pénitencier de Bochuz, qui détaille, année après année, la vie de Claude D. en détention.Menaces de mort envers le personnel pénitentiaire, atteinte à l'intégrité physique, dangerosité avec tendance à répéter le même schéma que par la passé. Les observations des gardiens du service pénitentiaire des Établissements de la plaine de l'Orbe (EPO), révélées par le magazine «L'Illustré», font froid dans le dos. On y apprend que Claude D. avait un comportement «provocateur, mielleux et manipulateur» en 2005. La Commission interdisciplinaire consultative (CIC) a estimé que sa dangerosité se voyait «renforcée par la répétition de ses actes transgressifs, malgré de nombreuses mises en garde». La CIC a également fait état d'une «organisation relationnelle fondée sur l'emprise (...) sur le mode de la séduction pour ceux qui acceptent de s'y soumettre (...) et de la menace pour ceux qui tentent de s'y opposer.» En 2006, il est jugé «sournois et manipulateur», avec une «mauvaise capacité à gérer la frustration».
En 2008, Claude D. est sanctionné de trois jours d'arrêt sans sursis pour «atteinte à l'intégrité physique et atteinte à l'honneur», sans autre forme de précision. En 2010, il «se considère comme une victime par rapport à son ex-femme.» Enfin en 2013, les experts psychiatres estiment que que le risque de récidive est «faible», alors que le CIC souligne «la nécessité de maintenir un contrôle effectif et durable, tenant compte de la dangerosité de l'intéressé».
L'effet suspensif du recours administratif de Claude D., accordé par la juge d'application des peines, a permis sa remise en liberté le 26 mars. Le 13 mai, il a assassiné Marie.
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