«Prévoyance 2020» fait grincer pas mal de dents dans le parti du conseiller fédéral. Il en défend les aspects sociaux. «Je reste un homme de gauche et comme tel, je peux défendre la réforme de l’AVS et du deuxième pilier», affirme Alain Berset. Il répond en particulier aux Femmes socialistes et aux syndicats qui étaient parmi les premiers à critiquer certaines mesures du projet Prévoyance 2020 que le Conseil fédéral a validé vendredi. Augmenter à 65 ans l’âge de la retraite pour les femmes? « Étudiez l’ensemble du projet, leur répond le conseiller fédéral, il contient des mesures très importantes et nouvelles pour les femmes. Par exemple une flexibilisation réelle de l’AVS vers le bas.» L’abaissement à 6% du taux de conversion pour le deuxième pilier? «Plutôt que de se bloquer sur des pourcentages, on ferait mieux de parler de francs, dit-il aux syndicalistes. Ce qui compte à la fin, ce sont les rentes que touchent les gens. Notre réforme garantit leur niveau, là est toute la différence avec le projet refusé en 2010.»
Alain Berset a choisi une approche globale, convaincu que «dans les questions socialement sensibles, la tactique du salami ne fonctionne pas» et que le citoyen a le droit de savoir où l’on va, ce qu’il recevra quand il prendra sa retraite. Tel n’est pas l’avis de certains conseillers nationaux et aux Etats qui tentent de faire passer en priorité les éléments purement financiers de la réforme. « Le projet d’Alain Berset est en train d’être torpillé par une fronde de droite», estime Stéphane Rossini (PS/VS), président de la commission sécurité sociale du Conseil national.
Pour en savoir plus, consultez la nouvelle application Le Matin Dimanche sur iPad ou notre E-Paper pour une lecture sur votre ordinateur personnel. (Le Matin)
Créé: 23.06.2013, 07h35
0 comments:
Enregistrer un commentaire