La femme interrogée par l'ancien conseiller d'Etat Frédéric Hainard et son amie en 2010 a bel et bien abusé de l'aide sociale.La Cour pénale du canton de Neuchâtel a condamné en deuxième instance celle que les médias ont surnommée «Olivia», mais elle ne l'a pas sanctionnée. La condamnation a été prononcée en août dernier, a indiqué à l'ats le Tribunal cantonal, confirmant une information de la radio neuchâteloise RTN. «Olivia» a été déclarée coupable d'avoir omis de signaler au Service social de Neuchâtel une modification de sa situation financière alors qu'elle bénéficiait de l'aide sociale. Elle ne lui a pas annoncé que l'ami de sa fille assumait une partie de leur loyer.
Frais d'avocat payés
La Cour pénale ne l'a toutefois pas sanctionnée, estimant qu'«Olivia» s'est montrée négligente, mais pas de manière intentionnelle. En outre, l'aide financière dont elle bénéficiait avait été suspendue durant plusieurs mois. La cour a donc estimé que la femme a été sanctionnée bien plus qu'elle n'aurait dû l'être.
«Olivia» a en outre reçu 600 francs pour l'aider à payer ses frais d'avocat. Quant aux frais de la procédure pénale, ils ont été pris en charge par l'Etat.
En première instance en février 2012, le Tribunal régional du Littoral avait acquitté «Olivia» dans cette affaire.
Audience repoussée
Après un interrogatoire nocturne en février 2010, la femme avait déposé une plainte contre Frédéric Hainard et son amie inspectrice pour contrainte, abus d'autorité et faux dans les titres. La Commission d'enquête parlementaire (CEP) avait par la suite estimé que l'ex-conseiller d'Etat avait usé de «méthodes hautement critiquables» dans son enquête.
Frédéric Hainard aurait dû comparaître lundi devant le Tribunal de police à Neuchâtel dans cette affaire. Mais l'audience d'instruction a été renvoyée à une date indéterminée.
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