Le député d'extrême-droite Eric Weber quitte le parlement de Bâle-Ville huit mois après son élection. Sous le coup d'une enquête pénale pour fraude électorale, Eric Weber a annoncé mercredi son retrait à la tribune du Grand Conseil. Il a en outre déclaré à la «Basler Zeitung» son intention de quitter la Suisse pour Abou Dhabi. Agé de 50 ans, Eric Weber représentait l'«Action populaire contre les étrangers et requérants d'asile trop nombreux chez nous» au parlement cantonal. A la surprise générale, ce mouvement avait obtenu deux sièges lors des élections d'octobre dernier.
Une plainte avait alors toutefois été déposée contre Eric Weber pour fraude électorale. Ce dernier avait été placé en détention préventive. La procédure pénale est toujours en cours, indique à l'ats une porte-parole du Ministère public.
Avant de prêter serment, le député avait annoncé une première fois qu'il se retirerait, sans s'exécuter. Impossible pour l'instant de savoir s'il mettra son plan à exécution cette fois-ci. Contacté par l'ats, le président du Grand Conseil, Conradin Cramer, n'avait en effet pas encore reçu de lettre de démission mercredi après-midi.
Récidiviste, le député avait été condamné en 2008 à une peine pécuniaire pour menace, fraude électorale et corruption d'électeurs lors des élections de 2004. En 1988, cet ancien membre de l'Action nationale avait en outre déjà commis des irrégularités électorales qui lui avaient valu une condamnation à 5 ans d'inéligibilité. Il a siégé au Grand Conseil de Bâle-Ville entre 1984 et 1992.
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