L’UDC International compte des adhérents sur les cinq continents. Mais qui sont ces internationalistes au sein de l’UDC? Coup de projecteur alors que la section UDC Espagne vient d’être créée Après l’Afrique du Sud, le Costa Rica et la Côte d’Ivoire, c’est l’Espagne qui vient de se doter d’une section UDC. Une belle victoire pour l’UDC International, dont l’emprise s’étend à travers le globe si on en croit la mappemonde affichée par son site internet. A l’instar de l’ex-empire britannique, le soleil semble ne jamais se coucher sur l’empire UDC? «Pour l’instant, nous n’avons que quatre sous-sections à l’étranger vraiment actives. Le reste, ce sont surtout des adhérents particuliers, résidents dans ces pays, et affiliés à l’UDC International», explique Miriam Gurtner, secrétaire de la section de l’UDC Internationale.
A peine 330 membres
De fait, l’UDC international compte à peine 330 membres disséminés à travers le monde. Une goutte d’eau en regard des 85'000 membres que compte le premier parti de Suisse à travers ses nombreuses sections cantonales.
Mais ces expatriés récents ou de longue date sont surmotivés, affirme Miriam Gurtner. Et d’ajouter: «Ils défendent l’idée que la Suisse doit rester indépendante, neutre et sont très attachés aux valeurs suisses!» Et d’ailleurs, comme une autre section, l’UDC International siège au comité central du parti national.
Et quelles sont ces «valeurs suisses» qui motivent les migrants à passeport helvétique à rester connecté avec le parti qui prône le réduit national? D’après Martin Baltisser, «c’est l’indépendance et le conservatisme», explique le secrétaire général de l’UDC Suisse qui réfute l’idée que la libre circulation des personnes joue un rôle dans le nombre grandissant de Suisses à l’étranger. Pourtant plus de 700'000 au dernier recensement.
Réservoir d'électeurs?
Et sur ce nombre quelque 143 000 personnes se sont inscrites comme électeur auprès d’une commune suisse afin d’exercer son droit de vote. Cette Suisse de l’extérieur peut donc être intéressante pour les partis. «C’est important que les Suisses qui sortent participent au débat politique. C’est un enrichissement pour le pays et pour les partis», explique le conseiller national UDC Roland Büchel.
Ce Saint-Gallois polyglotte a travaillé dans plus de 20 pays: dans le marketing sportif comme dans la représentation consulaire pour la Confédération. Dynamique quadragénaire. Roland Büchel s’investit aussi bien dans sa section cantonale, dans l’UDC International que dans l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE).
Bientôt de nouvelles sections
«Les gens qui ont vécu dans d’autres pays, qui sont sortis du cocon suisse, ont un autre point de vue sur les choses. C’est un plus que nous devons faire fructifier. Et dans mon cas, c’est en travaillant à l’étranger que j’ai pu apprécier totalement les choses qui fonctionnent en Suisse. Et notamment notre système politique», affirme Roland Büchel.
Aussi, le politicien coordonne passablement de choses pour la section UDC International. «Pour créer une section, l’envie doit venir des gens sur place. Mais ici en Suisse, le parti national doit offrir un cadre et répondre à leurs demandes. Cela montre que leur engagement est intégré», explique Roland Büchel dans un français impeccable.
L’UDC International compte ouvrir prochainement des sections au Liechtenstein, en France, en Allemagne et peut-être aux Etats-Unis. (Newsnet)
Créé: 24.06.2013, 07h25
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