Quelque 370 personnes ont été tuées lors des violences samedi en Syrie, "dont au moins 200" à Daraya, près de Damas, a annoncé dimanche matin l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Il s'agirait de la journée la plus sanglante depuis le début du conflit.
Les violences ont fait "200 morts au moins à Daraya", dont 80 ont été identifiés, a indiqué dimanche matin l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) dans un communiqué, ajoutant que le bilan total des morts pour la journée de samedi dans le pays s'élevait à 370. Le bilan de l'OSDH est impossible à confirmer de source indépendante compte tenu des restrictions imposées à la presse par Damas.
Dans la nuit de samedi à dimanche, l'OSDH avait fait état de la découverte "de dizaines de corps de citoyens non identifiés" à Daraya, dans la région de Damas. Les découvertes macabres de ce type, souvent les cadavres de personnes victimes d'une exécution sommaire, se multiplient en Syrie depuis quelques semaines.
Files d'attente devant les boulangeries
De violents combats ont opposé samedi rebelles et soldats à Alep, deuxième ville de Syrie en proie aux bombardements et aux privations. Dans la vieille ville d'Alep (nord), "la plupart des gens sont partis", a affirmé un rebelle. Ceux qui n'ont pas encore fui se pressent devant les boulangeries, formant de longues files d'attente, a constaté une journaliste de l'AFP.
Depuis le début de la révolte contre le président Bachar al-Assad en mars 2011, les violences ont fait 25.000 morts, selon l'OSDH, et poussé plus de 200.000 Syriens à fuir vers les pays voisins, selon le Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR).
agences/vtom
Nouveau médiateur "flatté" mais "effrayé"
Face aux violences qui ne faiblissent pas après plus de 17 mois de conflit, Lakhdar Brahimi, nouveau médiateur international pour la Syrie, s'est dit "flatté, touché" mais aussi "effrayé" par la mission qui l'attend, lors d'un entretien avec le chef de l'ONU Ban Ki-moon.Lakhdar Brahimi travaillera depuis New York, tandis que la mission de l'ONU, chargée en avril de surveiller un cessez-le-feu jamais appliqué, a plié bagages après avoir dû interrompre ses patrouilles en juin face à la recrudescence des violences. Son chef, le général sénégalais Babacar Gaye, a quitté Damas samedi.
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