mardi 21 mai 2013

Appel à la mobilisation pour réduire les risques

Le président de la Confédération Ueli Maurer a ouvert mardi à Genève la 4e plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe. Près de 4600 personnes y participent.En ouvrant la réunion, Ueli Maurer a averti que le monde entier est concerné, car les conséquences des catastrophes sont globales. Il a affirmé que la sécurité n'est pas gratuite. Mais il vaut la peine d'engager des moyens pour sauver des vies et protéger les biens publics et privés.

Le président de la Confédération a lancé un appel à l'utilisation optimale de toutes les ressources, celles des Etats, mais aussi de l'aide publique au développement, du secteur privé et de la société civile.

Un appel au renforcement de la collaboration qui a été repris par le secrétaire général adjoint de l'ONU Jan Eliasson. «Nous arriverons à surmonter le problème seulement si nous nous mobilisons à tous les niveaux et si nous unissons toutes nos forces», a-t-il déclaré.

«La responsabilité est partagée», a encore souligné Jan Eliasson, en relevant aussi que les catastrophes sont plus violentes et plus fréquentes en raison du changement climatique et qu'il y a une composante humaine des désastres naturels.

Un long chemin à parcourir

Selon l'ONU, leurs coûts atteignent déjà depuis le début du siècle 2500 milliards de dollars. En 13 ans, depuis 2000, près de trois milliards de personnes ont été affectées à un titre ou à un autre par des catastrophes comme des séismes, inondations, sécheresses, typhons.

Le chef de la Direction du développement et de la coopération (DDC) Martin Dahinden, président de la conférence, a affirmé que des progrès ont été réalisés, mais qu'il y a encore un long chemin à parcourir. La conférence de cette semaine doit donner «une nouvelle impulsion» pour établir l'agenda de l'après-2015, a-t-il indiqué.

Pour la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU, Margareta Wahlström, les catastrophes de ces deux dernières années, comme le tsumani et l'accident nucléaire de Fukushima au Japon ainsi que l'ouragan Sandy aux Etats-Unis, ont changé l'attitude du secteur privé. Elle a plaidé en faveur de partenariats entre le secteur privé et le secteur public pour diminuer des «coûts de plus en plus insupportables».

Le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) Rajendra Pachauri a insisté sur le fait que les mesures de prévention et d'adaptation au changement climatique ne suffisent pas. «Il est indispensable de réduire les émissions de gaz à effet de serre», a-t-il rappelé, en espérant que la prochaine conférence sur le climat en Pologne débouchera sur des décisions concrètes.

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