A dix jours des élections au Conseil d’Etat, le duel Varone - Freysinger part en vrille. Le niveau du débat désole la classe politique. L’enjeu du premier tour explique cette nervosité. Mais quelle mouche a piqué Oskar Freysinger, jusqu'ici très sage candidat au Conseil d’Etat valaisan? Lors d’un débat enregistré par Canal 9 et diffusé hier soir, le ton est monté. Le candidat UDC, excédé, s’est lâché contre Christian Varone (PLR), le sommant de démissionner s’il était condamné à une peine en Turquie. Et l’autre de l’accuser de «manipulation» et d’attiser les affaires contre lui. Les deux se traitant mutuellement de menteur.A cela s’ajoutent des rumeurs au-dessous de la ceinture, des affiches taguées ou détruites, des menaces ou des plaintes pénales pour diffamation… La campagne électorale au Conseil d’Etat valaisan tourne à l’aigre, spécialement dans le camp saviésan des deux candidats. «Cette campagne est nauséabonde. C’est un travail de sape!» déplore Georges Tavernier, président du PLR Valais. «C’est une des campagnes les plus pathétiques de ces dernières années», ajoute Gaël Bourgeois, le président du PS. Tandis que Michel Rothen, président du PDC, note que «le moindre geste des candidats devient un fait de campagne».
Pourtant celle-ci avait commencé sous des airs bon enfant entre les deux candidats, presque complices. Mais la diffusion, la semaine dernière, de l’affaire du candélabre (relatant les circonstances d’un accident de voiture de Christian Varone en 2010) et le report du procès de la pierre à Antalya ont mis le feu aux poudres.
La mouche qui pique tout le monde est celle de la nervosité à l’approche du premier tour, le 3 mars. Les deux candidats, en confrontation directe dans leur district, savent qu’ils doivent absolument l’emporter pour être idéalement placé au deuxième tour, le 17 mars. (Le Matin)
Créé: 21.02.2013, 15h04
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