L’UDC part en guerre contre la politique agricole et les importations. Le scandale de la viande de cheval doit, selon le parti, amener la Suisse à privilégier sa production indigène. «La meilleure défense contre les scandales alimentaires est de produire en Suisse un maximum de denrées, martèle le conseiller national UDC vaudois Jean-Pierre Grin. Augmenter l’importation, c’est augmenter les risques. Nous avons atteint un niveau d’écologie que nous ne remettons pas en cause, mais n’allons pas plus loin. Les géraniums, c’est bien joli, mais ils ne nourrissent pas la population!»L'UDC a présenté ce mardi après-midi à Berne ce que lui inspire le scandale de la viande de cheval, à savoir une illustration des dangers de la politique agricole 2014-17. Actuellement en discussion au parlement, le projet doit être finalisé dans une dizaine de jours lors de la session de printemps.
Pour le parti, pas de doute, il faut stopper les importations. «Dans le passé, la Suisse a échappé à de nombreux scandales alimentaires car elle bénéficie d’un taux d'auto-approvisionnement d'environ 60%. Et les contrôles frontaliers étaient existants et stricts», explique Jean-Pierre Grin.
«Nous devons maintenir notre taux d'auto-approvisionnement au moins au niveau actuel, si ce n’est l'augmenter», plaide le conseiller national UDC, producteur de lait pour le fromage dans le Nord-Vaudois.
L'UDC veut une agriculture productiviste
«A l'avenir, il sera plus rentable d'investir dans des mesures écologiques que dans une infrastructure efficace servant à produire des denrées alimentaires», lance Jean-Pierre Grin.
Le Vaudois illustre d'ailleurs la problématique avec les chiffres de la compensation écologique: «Il y a en Suisse 125'000 hectares de terres de compensations écologiques, alors que nous ne disposons plus que de 120'000 hectares dédiés aux céréales panifiables!»
Référendum exigé
L’UDC exige ainsi que l’Union suisse des paysans lance un référendum contre la «Politique agricole 2014-17», si cette dernière loi prend une «mauvaise voie». Et c’est le cas, selon la tournure des débats défavorable aux positions de l’UDC. Beaucoup d’entre elles vont dans le sens d’une agriculture productiviste, alors que le Conseil fédéral plaide pour une agriculture de qualité et écologique.
L’UDC exige également plusieurs mesures dans le cadre des futures lois sur le «Swissness» - au moins 80% de matières premières nationales – dans les produits transformés, le maintien de la provenance des produits agricoles dans la révision de la loi sur les denrées alimentaires.
Sur le front de la production alimentaire et de l’agriculture, plusieurs dossiers sont ainsi ouverts simultanément qui sont désormais sous les feux de l’actualité: Swissness, loi sur les denrées alimentaires, politique agricole 2014-17. Le débat ne fait que commencer. (Newsnet)
Créé: 26.02.2013, 15h48
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