mercredi 17 avril 2013

Se lever plus tard afin de soulager les trains bondés

Face à des transports publics tout près de saturer, une idée est lancée: inciter à l’étalement des départs.A l’horizon 2024, le trafic pendulaire dans le canton de Berne risque d’être complètement asphyxié. Rien que sur les lignes Bienne-Berne ou encore Berne-Jegenstorf, le nombre de voyageurs devrait doubler. Il pourrait augmenter de 75% entre la capitale et Berthoud. Ce constat ressort d’une enquête de l’Entente bernoise, une association économique.

L’étude propose une solution radicale: les étudiants, les élèves dès la septième année ainsi qu’une partie des employés des administrations devraient dormir deux à trois heures plus longtemps et prendre ainsi un train ou des trams plus tard dans la journée. Ils éviteraient ainsi les heures de pointe. Par exemple, rien que si le personnel de l’administration communale, cantonale ou de la Confédération adhérait au projet, 24'000 personnes sur les 90'000 pendulaires quotidiens seraient concernées et il y aurait assez de places pour tout le monde, confie à «Blick am Abend» Gérard Wettstein, qui a collaboré à l’étude. Cette proposition est bien accueillie à la Ville de Berne, qui voit cette étude d’un bon œil.

Pour mémoire, l’EPFL et l’UNIL, à Dorigny, ont décalé des horaires de cours en 2006 afin de désengorger le trafic des étudiants empruntant le TSOL (aujourd’hui M1).

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