dimanche 16 juin 2013

Taxes inéquitables sur le matériel électronique

Les détaillants exigent que les appareils achetés sur le net et à l'étranger soient aussi assujettis à la redevance visant à leur recyclage.En moyenne, un Suisse se débarrasse de l'équivalent de quelque 17 kg en appareil électronique obsolète par an. Jusqu'ici, une entreprise locale pouvait, d'une manière facultative, payer une entreprise pour faire le recyclage et répercuter le montant sur le prix de vente. A la suite d'une nouvelle ordonnance, la Confédération va rendre cette redevance obligatoire.

Mais le matériel acheté à l'étranger ou sur le net y échappe encore, au grand dam des détaillants suisses. «Celui qui achète ou commande un appareil à l'étranger doit participer aux coûts d'élimination. La taxe peut être perçue par exemple par l'administration des douanes», explique à la NZZ Christine Wiederkehr, membre de la Communauté d’intérêt du commerce de détail suisse.

Solution compliquée

Le problème est d'importance. L'an passé, les achats faits à l'étranger se sont élevés à 8,3 milliards de francs, sans prendre en compte les achats sur le net. Le 6% d'entre eux concerne du matériel électronique avec une tendance toujours marquée vers la hausse, notamment en raison d'un prix plus attractif à l'étranger. Personne ne prend ainsi en charge leurs coûts d'élimination.

La mise en pratique de cette éventuelle taxe est cependant problématique. Il semble difficile de voir les autorités douanières exiger des frais sur chaque appareil importé. «C'est absolument impossible. Il faudrait que les sociétés étrangères allouent des contributions aux sociétés suisses de recyclage», répond Marco Buletti, à l'Office fédéral de l'environnement.

0 comments:

Enregistrer un commentaire