Le WWF coule la plage rêvée des Genevois et leur vend une chétive «lagune» écolo. Tollé général. «La République des nuls!» enrage l’écrivain Jean-Michel Olivier. Les Genevois sont dans une colère noire. Contre le WWF, qui prend en otage l’envie d’accès au lac de tout un canton, contre la justice, qui met trois ans pour daigner juger, et contre le gouvernement, incapable de rallier les récalcitrants. A l’évidence, la «plage à Cramer» est le projet torpillé de trop dans un canton en mal d’un peu d’audace et de plaisir. D’où vient donc cette peine à jouir? Jean-Michel Olivier y voit un attachement atavique à la médiocrité, élevée à Genève, au rang d’idole jalouse. Il faut toujours rester dans le juste milieu, ne jamais s’écarter de la norme. Les originaux, les farfelus, les utopistes, les artistes géniaux n’ont qu’à aller se faire voir ailleurs.»
Obstruction dogmatique
Le WWF exige une plage sans parc, et donc sans remblais, pour revitaliser la rive en créant des roselières. On marche sur la tête, estime le sociologue valaisan Gabriel Bender: «Il ne faut pas tout mélanger. Il faut laisser les vaches à la campagne, les arbres dans la forêt et la ville en ville. Créer une plage en ville est un geste urbanistique. Genève mérite la sienne, comme Barcelone, San Sebastian ou Rio. Le biotope avec les grenouilles, on l’aménage à la campagne!»
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Créé: 06.07.2013, 23h01
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