Une candidature suisse avec de petits sites de compétition et utilisant l'infrastructure existante constituerait une bonne alternative aux projets olympiques d'envergure comme en Russie (Sotchi 2014) ou en Chine (Pékin 2008). Au sein du Comité international olympique (CIO), personne ne voulait de gigantisme, a expliqué le Fribourgeois dans les colonnes des deux journaux.
Pour éviter de longs débats sur le financement, René Fasel propose une nouvelle idée: «La Confédération devrait peut-être débloquer trois milliards de francs pour des Jeux olympiques d'hiver, puis demander qui est intéressé». Avec un PIB de près de 600 milliards, la Suisse pourrait se le permettre, estime-t-il.
Le membre du CIO et président de la Fédération internationale de hockey sur glace a également abordé le sujet des pots-de-vin. «Il y a assurément de la corruption dans le sport, où n'y en a-t-il pas?». Il est toutefois convaincu «qu'on ne peut pas acheter les jeux». A titre personnel, il assure n'avoir jamais accepté de cadeau de la part d'un organisateur.
Par ailleurs, René Fasel n'est pas tout à fait opposé à une succession de Jacques Rogge en tant que président du CIO. Si Denis Oswald, le président suisse de la Fédération internationale d'aviron, devait renoncer à sa candidature, il pourrait alors y réfléchir. Le Belge Jacques Rogge est à la tête du CIO depuis 2001. Son second et dernier mandat prend fin le 10 septembre prochain.
0 comments:
Enregistrer un commentaire